L'hébergement web gratuit à vie existe-t-il ?
Non — et il vaut mieux savoir pourquoi avant d'y mettre son site. Un hébergement gratuit est payé autrement : en publicité, en ressources non garanties, en sauvegardes absentes, et surtout en risque de tout perdre du jour au lendemain.
- Ce que le gratuit coûte réellement
- Les cas où il reste un bon choix
- Les alternatives peu chères qui ne piègent pas
Non — mais il est payé, simplement pas par vous en argent
Un service a des coûts : machines, électricité, bande passante, personnel. S'il ne vous les facture pas, quelqu'un d'autre les paie, et il attend quelque chose en retour. Savoir quoi, c'est toute la question.
Payé en publicité
Des bannières insérées dans vos pages, que vous ne choisissez pas et ne contrôlez pas. Sur un site d'entreprise, elles annoncent au visiteur exactement ce que vous avez payé.
Payé en ressources
Aucune garantie de mémoire ni de processeur. Votre site partage une machine avec des centaines d'autres, et ralentit quand ils s'activent.
Payé en données
Trafic, visiteurs, parfois contenu : les conditions d'utilisation d'un service gratuit méritent d'être lues jusqu'au bout.
Payé en dépendance
Sous-domaine imposé, export impossible ou payant, adresse qui change : le jour où vous voulez partir, le coût réel apparaît.
Ce qui manque, et ce que ça coûte le jour venu
Ce qui n'existe pas
- Aucune sauvegarde, ou aucune que vous puissiez déclencher
- Aucun support le jour où le site tombe
- Aucun certificat SSL sur votre propre nom de domaine
- Aucun engagement de disponibilité
Ce qui est imposé
- Un sous-domaine du service, pas votre nom de domaine
- Des publicités dans vos pages
- Des limites de trafic qui coupent le site sans prévenir
- Une version de PHP que vous ne choisissez pas
Ce que ça coûte
- Le référencement acquis sur une adresse que vous perdez
- Les données du jour où le service ferme
- Le temps de tout reconstruire ailleurs
- La crédibilité, sur un site professionnel
Trois cas où le gratuit est le bon choix
Il ne s'agit pas de dire que le gratuit est mauvais partout. Il s'agit de savoir où il a sa place.
Apprendre
Découvrir HTML, tester un CMS, comprendre comment un site fonctionne. Rien à perdre, tout à essayer.
Tester une idée
Vérifier qu'un projet intéresse quelqu'un avant d'y mettre un budget. Le site est jetable, et c'est très bien ainsi.
Un usage vraiment personnel
Une page de partage entre amis, un carnet de voyage, un projet associatif sans enjeu. Le sous-domaine ne gêne personne.
Mais pas pour
Un site d'entreprise, une boutique, un portfolio professionnel, ou quoi que ce soit dont dépend un revenu. Là, l'économie est un pari.
Combien coûte une semaine hors ligne ?
C'est cette question, pas le prix de l'hébergement, qui devrait décider.
Pour un site vitrine
- Les demandes de devis qui n'arrivent pas
- Les clients qui trouvent un concurrent en attendant
- Le temps passé à chercher une solution en urgence
Pour une boutique
- Le chiffre d'affaires de sept jours, purement et simplement
- Les paniers abandonnés qui ne reviennent pas
- Les avis négatifs d'une commande jamais livrée
Dans les deux cas
- Un hébergement à 99 DT par an coûte 8 DT par mois.
- Comparez ce chiffre à ce que vous venez de lire.
- C'est tout le raisonnement.
Questions sur l'hébergement gratuit
Existe-t-il un hébergement web gratuit à vie ?
Non, au sens où on l'entend. Des services gratuits existent, mais ils sont financés autrement : publicités insérées dans vos pages, revente de données de trafic, ou conversion vers une offre payante. « À vie » n'engage d'ailleurs personne : c'est la vie du service, pas la vôtre, et un service gratuit ferme sans préavis.
Puis-je héberger un site professionnel gratuitement ?
Techniquement oui, commercialement non. Un sous-domaine imposé, des publicités que vous ne contrôlez pas et une adresse e-mail en @gmail décrédibilisent une entreprise plus sûrement qu'un site un peu lent. Pour un projet professionnel, c'est le premier poste sur lequel il ne faut pas économiser.
Et l'hébergement gratuit chez un hébergeur payant ?
C'est généralement une offre d'appel limitée dans le temps, ou un plan très restreint destiné à faire découvrir le service. Ce n'est pas malhonnête, à condition que la durée et les limites soient écrites. Lisez ce qui se passe à la fin de la période.
Que risque-t-on concrètement ?
Trois choses, par ordre de fréquence : perdre le référencement acquis quand le service impose son sous-domaine ou change d'adresse ; perdre les données faute de sauvegarde le jour d'un incident ; et ne pas pouvoir récupérer son site quand le service ferme, faute d'accès aux fichiers.
Quelle est l'alternative la moins chère qui tienne ?
Un pack d'hébergement à 99 DT par an, soit un peu plus de 8 DT par mois, avec SSL, sauvegardes et migration inclus. Si vous voulez tester sans risque, nos packs sont remboursés intégralement sous 30 jours.
Essayez sans rien risquer
Nos packs sont remboursés intégralement sous 30 jours, et la migration depuis votre hébergeur actuel est gratuite. C'est la façon honnête de tester.